8
fév

LA SORTIE DU MAINSTREAM : Sherlock Holmes

   Ecrit par : Mr Cocktail   dans Cinéma

Critique Holmes

Nouvelle rubrique au Mainstream Club : ″La sortie du Mainstream″. Rien de bien compliqué, à part que, vu qu’on nous étions plusieurs ″mainstreamers″ à aller voir Sherlock Holmes, et bien nous avons décidé de chacun donner notre avis sur le film, car il serait injuste qu’un seul avis représente l’ensemble des bloggeurs du site, non ? Et sinon, vous, votre avis sur les aventures de Robert Downey Jr. et Jude Law ?

Mr. Bear n’a pas hiberné car…

… ce film est virevoltant, survolté et vous happe dès la scène d’ouverture (magistrale). Nous voici face à une Sherlock Holmes dont nous n’avions pas l’habitude au cinéma. Tendant plus du côté bohème que du côté « prout-prout » du personnage, Guy Ritchie nous offre une vision plus proche de la réalité des écrits de Sir Conan Doyle que tout ce qui a put être montré auparavant. Ajoutons à cela que les deux acteurs titres sont excellents, et malgré tout le bien que je peux dire de Robert Downey Jr, je trouve que Jude Law sort encore plus son épingle du jeu en interprétant le Dr Watson. Tout l’univers de Sherlock Holmes a été respecté notamment à travers l’intrigue pas si mystique que cela et à l’image du Londres revisité (à grands coups d’effets spéciaux forts réussis).

Cependant le film est résolument tourné vers l’action ce qui risque d’en rebuter certains. Mais si vous vous faites embarquer dans cette fresque les 2h04 du film passeront avec une foudroyante rapidité. J’étais sacrément crevé en arrivant dans la salle et je suis ressorti bien plus réveillé ! Bref, allez-y !

Mr. Cocktail n’a pas été subjugué car…

… il s’attendait à mieux ! Peut-être à un peu trop, certes, mais contrairement à mes collègues je trouve que Sherlock Holmes est certes un très bon divertissement, un film d’action musclé et haletant mais qui n’a pas pour autant scotché au fauteuil. Et, d’ailleurs, comme un autre collègue que vous reconnaitrez surement, j’avoue m’être assoupi par moments…

Mais bref, là où je trouve le film un peut trop ″normal″ est dans le fait que les précédents films de Guy Ritchie (Snatch notamment) m’ont beaucoup plus plu et avaient une signature cinématographique très spéciale, que je n’ai pas retrouvé dans ce film. Après, il faut noter une très bonne performance du duo Downey Jr-Law, ainsi qu’une intrigue à rebondissements et des scènes d’actions parfaitement maîtrisées.

Mr Geek vous le conseille…

… même si c’est vrai que c’est un gros blockbuster, avec des grosses têtes d’affiches et des grosses explosions partout ! Plus sérieusement ce film vaut le détour, ne serait-ce que pour les passages en français dans la VO (où je vous mets au défi de tout comprendre…) et les effets spéciaux qui m’ont scotché à mon siège !

Les acteurs sont géniaux (comme d’habitude avec Law et Downey Jr) et l’histoire vraiment bien ficelée, comme dans les vraies histoires de Sherlock Holmes en fait. Mon passage préféré ? Les scènes où Holmes se bat et imagine un plan de combat en un contre un, qui sont juste géniales dans leur réalisation! La musique est plus que prenante, les décors d’une fidélité à vous couper le souffle… En un mot comme en cent, allez voir Sherlock Holmes, c’est un conseil que vous ne regretterez pas d’avoir suivi !



Mr Floyd a aimé un blockbuster qu’il ne voulait pas voir…

… car Sherlock Holmes est un bon film ! Absolument pas partisan des grosses productions basées sur des légendes sorties de romans et avec une bande-annonce plutôt moyenne à mon gout, rien ne présageait que le dernier Guy Ritchie me fasse passer un bon moment. J’ai eu tort. C’est un bon divertissement, on passe deux bonnes heures avec une mécanique qui ne perd jamais de son efficacité.

L’interprétation est sans fautes, les dialogues sont très bons. On regrettera peut-être l’overdose d’effets-spéciaux à un moment ou deux (la scène du hangar à bateau). Malgré ça, on est devant un bon film qui évite les clichés du gros film américain et qui remplit son rôle, c’est-à-dire divertir.

Mr Wolf a dormi la première fois, alors il y est retourné…

… et il serait prêt à y retourner une troisième ! Au contraire de tous les pseudo-spécialistes qui claironnent à qui veut l’entendre que Guy Ritchie a livré une version personnelle, modernisée et contemporaine, du détective londonien, il m’est flagrant que ce Sherlock Holmes est bien plus fidèle aux nouvelles de Conan Doyle que toutes les adaptations précédentes, trop propres et trop sérieuses, ayant installé par défaut les lieux communs de la casquette à double-visière et du ’’Elémentaire mon cher Watson’’, deux attributs holmesiens qui ne sont jamais apparus dans les livres. Convoquant une intrigue ésotérique à laquelle confronter l’esprit cartésien et scientifique d’Holmes et Watson, le film de Ritchie puise dans ce qui fait la moelle des écrits de Conan Doyle : un profond modernisme. Premier véritable enquêteur scientifique, drogué à l’opium, versatile et désagréable la majorité du temps, Downey Jr donne à Holmes toute la fougue et la folie douce du personnage d’origine, basant le fil de son film, en parallèle de l’enquête, sur les liens d’amitié vacharde, drôlissimes, entre lui et Watson, interprété tout en flegme par un Jude Law qu’on préfère quand il ne cabotine pas en séducteur ’’in-glish’’.

Distillant au fil de l’histoire toute la mythologie ″holmesienne″, la restituant telle qu’elle a été imaginée par son créateur, ce Sherlock Holmes a l’agréable qualité de savoir se reposer sur son matériau d’origine… et finalement de livrer un Holmes cinématographique original parce qu’infiniment plus fidèle que ses prédécesseurs ! Un comble ! Ayant enfin trouvé un sujet sur lequel se lâcher sans paraître trop tape-à-l’œil, Guy Ritchie construit son film avec une ardeur virevoltante, injectant dans sa réalisation des effets de style utilisés avec intelligence et maîtrise (l’explosion au ralenti, les prévisualisations de combat), et dans un Londres plus vrai que nature, crasseux et fourmillant. Traversée par une partition parmi les meilleurs de Hans Zimmer (et le bonhomme a du métier !), Sherlock Holmes réussit l’exploit d’être une adaptation fidèle et un grand film populaire, nerveux, enthousiasmant et intelligent. Vivement le 2 !

7
fév

FIN DE SERIE : Dollhouse, maison close…

   Ecrit par : Mr Wolf   dans Séries

FIN DE SERIE Dollhouse, maison close...

< AVANT < On peut dire que Dollhouse n’est pas née et n’a pas grandi sous les meilleurs auspices : décalée par la Fox pour être remonté et ’’simplifiée’’, les premiers épisodes n’avait pas convaincu grand-monde et quand la série s’est enfin lâchée et est devenue ce qu’elle aurait dû être au départ (une saga de science-fiction visionnaire et géniale), la plupart de ceux qui restaient ont été rebuté par la complexité de l’intrigue et des thèmes traités. Un gâchis renforcée par la chaîne pour cette deuxième saison, diffusée le vendredi soir, LA case hara-kiri par excellence, sur laquelle Sarah Connor Chronicles s’était déjà cassé les dents.

Attention, si vous n’avez pas vu la saison et que vous ne voulez rien en savoir,
ne lisez pas ce qui suit…

FIN DE SERIE Dollhouse, maison close... 2

> PENDANT < Sachant pertinemment que sa série était vouée à l’annulation cette année, Whedon a intelligemment utilisé les treize épisodes qui lui restaient pour clore en beauté, brassant idées et concepts avec un goût certain de l’expérimentation. Balançant au milieu d’épisodes des retournements de veste psychologiquement viables et des ellipses de plusieurs mois, plaçant avec malice flash-backs et -forwards pour faire avancer l’histoire, le scénariste des excellents Astonishing X-Men retourne dans tous les sens le pitch de départ de Dollhouse (des personnes réduites à l’état de corps, destinés à devenir le réceptacle de multiples personnalités) et trace à toute vitesse son intrigue, compensant le manque évident de moyen par des trouvailles scénaristiques dingues (Alpha faisant exploser un type sur le toit d’un building) et des acteurs sur-motivés et diablement charismatiques. Ainsi, dans le douzième épisode, alors que Rossum est à doigt de détenir un appareil créé par mégarde par le petit génie Topher (génial Fran Kranz) et permettant de vider n’importe qui de son esprit à distance, Echo, Adelle (qui change de camp comme de petite culotte), Paul et les autrs découvrent que Boyd est en fait le co-fondateur de Rossum et… un traitre depuis le début de la série ! Happy ending, néanmoins, avec l’explosion du siège de Rossum… sauf que, dans le treizième épisode, situé quelques années plus tard, on comprend bien que le pire n’a pas été évité, et que la situation apocalyptique décrite dans ’’Epitaph One’’, l’épisode bonus de la saison 1, n’était pas un possible, mais la réalité. Et les surprises sont de taille : Paul meurt d’une balle dans le crâne, Alpha est devenu un good guy et Victor (Enver Gjokaj, autre révélation) un soldat techno-dépendant. Finalement, une impulsion électromagnétique, déclenché par un Topher poignant en martyr déboussolé, rétablit un semblant de normalité. Et Echo s’implante la personnalité de Paul, l’homme qu’elle aime, refusant que la mort les sépare. Une fin magnifique pour une série qui, malgré des défauts évidents, restera une des expériences télévisuelles les plus folles qu’on ait vues depuis longtemps, et surtout une tentative de S-F adulte, intelligente, cool mais noire sur un network, une entreprise louable même si irrémédiablement condamnée à l’échec. Et peut-être la meilleure série de Whedon…

> APRES > Whedon, on le comprend, est dégoûté de travailler pour une grande chaîne. Maintenant, il se limitera aux comics et aux webséries, support à l’avenir florissant, auquel il s’était déjà frotté avec succès via le Dr Horrible Sing-Along Blog, faux-blog vidéo musical suivant les péripéties du Dr Horrible, super-vilain un peu crétin, interprété par un Neil Patrick Harris au comble de l’éclate ! Bien évidemment, on sait déjà qu’on en a pour moins de trois ans avant de revoir Whedon lancer une série sur le petit écran, le type ayant un talent fou et des idées à revendre !

B-A Adèle

La B-A du jour, c’est Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-sec, de Luc Besson. Certes, on vous avait déjà fait découvrir un (très) court teaser du film, en voici un second qui, franchement, en plus d’en dévoiler un peu plus, donne sacrément envie d’être au 14 Avril prochain pour découvrir ce nouveau joyau signé Luc Besson, où, pour une fois, film français et effets spéciaux semblent faire bon ménage sans paraître ringard. Un petit rappel du casting ? Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Frédérique Bel… Que du beau monde ! Enjoy



B-A Gruber

La B-A du jour, c’est MacGruber, de Jorma Taccone. Attention OVNI en vue ! Attachez vos ceintures, amateurs de culture, car voici ce qui semble être le nouvel Everest de l’humour potache, MacGruber. Parodie (presque) déguisée de MacGyver, le film a l’air de voler très haut, mais en tout cas, les amateurs du genre (et j’en suis !) apprécieront ! Aux côtés de Will Forte dans le rôle principal, on retrouve tout de même Powers Boothe (24), Val Kilmer (Heat) ou Ryan Phillippe (Collision) ! La sortie US est pour le 23 Avril prochain, mais, pour le moment, pas de date de sorite française… Enjoy !

6
fév

FIN DE SAISON : Hero Corp – saison 2, cliffhangers à gogo

   Ecrit par : Mr Wolf   dans Séries

FIN DE SAISON Hero Corp - saison 2, cliffhangers à gogo

< AVANT < Le village a été attaqué. Toutes les autres planques d’Hero Corp aussi d’ailleurs. On compte les survivants sur les doigts de plusieurs mains mais quand même, c’est pas la joie. Le point de chute ? Un bunker secret prévu en cas de repli stratégique obligatoire. L’homme derrière tout ça ? Hoodwink, ancien maire de Montréal, qui se trouve aussi être le beau-père de John. Chez les rescapés, c’est la débandade à base de grande gueule, au siège d’Hero Corp, c’est la merde avec un parfum de trahison…

Attention, si vous n’avez pas vu la saison et que vous ne voulez rien en savoir,
ne lisez pas ce qui suit…

FIN DE SAISON Hero Corp - saison 2, cliffhangers à gogo 2

> PENDANT < Après une moisson de révélations surprenantes (The Lord en repentir, qui se trouve être le vrai père de Jennifer) saupoudrées au gré des épisodes et des séquences impressionnantes pour un budget aussi serré (un épisode d’Hero Corp coûte 60.000 euros et est tourné en… 2 jours !), comme un final d’épisode présentant le retour de The Lord dans une caverne bien sombre, mis en valeur par une photo magnifique. Dans les derniers épisodes, le rythme s’accélère follement et Astier enchaîne des scènes visuellement chiadées, à l’image de cette bataille entre John et Rémi-Pierre dans l’avant-dernier épisode, un bon gros fight de super-héros au premier degré soutenu par des effets spéciaux nickel, amenant petit à petit Hero Corp dans la catégorie au-dessus. Impression renforcée par une mythologie qui s’étoffe largement, avec la présentation (en BD, certes) des autres sections d’Hero Corp à travers le monde et l’introduction en toute fin d’épisode d’un gros méchant bien mystérieux, Hypnos pour les intimes, et qui semble être à l’origine des douleurs de John tout au long de la saison. Son but ? Apparemment contrôler notre héros, ce à quoi il parvient dans les dernières images de cette saison, ajoutant une question supplémentaires à la liste interminable qu’on se pose : Doug est-il devenu un vampire ? Que va faire Hoodwink maintenant qu’il est à la tête d’Hero Corp ? Où MacCormack (toujours génial Lionnel Astier) emmène-t-il tout ce petit monde ? Et la mère de John est-elle bien une super-héroïne passée dans l’autre camp, puisqu’elle semble alliée à Hypnos ? Une fin d’une densité qu’on aurait jamais pu imaginer au début de la première saison, et qui prouve qu’Astier est décidé à mettre sa série les deux pieds dans le feuilletonnant, faisant un doigt et un joli exemple à la majorité de la frileuse production fictionnelle française…

> APRES > Forcément, une saison 3 est en écriture et sera tournée dès l’été ! Entre-temps, cette saison aura les honneurs d’une diffusion sur France 4 fin de l’année scolaire et Astier compte bien sortir un spin-off en bande dessinée, sous le crayon d’Olivier Péru, déjà en charge de tout le visuel de la série. Un récit du temps de la Grande Guerre contre The Lord, suivant la génération précédente de héros, quand John n’était même pas encore conçu. Une idée intelligente et clairement pas commerciale (on se souvient de l’inutile adaptation BD de Bienvenue chez les Ch’tis) qui permettra à Astier de développer sans contraintes budgétaires son univers, à une époque où les super-héros s’épelaient encore avec quelques lettres de noblesse. On souhaite à Hero Corp et son équipe le plus de réussite possible, pour que cet ovni généreux n’en soit plus un et donne le top à une foultitude d’autres…

6
fév

COUP DE COEUR : Lebanon, tank à faire…

   Ecrit par : Mr Cocktail   dans Cinéma

Critique Lebanon

Loin des sorties plus ″tape-à-l’œil″ de la semaine (Sherlock Holmes, Brothers…), voici un ″petit″ film israélien qui, croyez-moi, vaut le détour. En effet, Lebanon est une vraie découverte hallucinante de réalisme, et un Lion d’Or (meilleur film) au dernier festival de Venise mérité.

Pendant 1h30, le réalisateur Samuel Maoz nous embarque dans un huis clos oppressant qui nous scotche tout du long. Pour son premier long-métrage, Maoz réussit un coup de maître : le spectateur est enfermé dans ce tank pendant tout le film, et ne verra (presque) jamais la lumière du jour. La seule vision de l’extérieure ? Celle du viseur du canon ! Claustrophobes s’abstenir…

On ne peut qu’être totalement embarqué dans l’aventure tellement la réalisation est soignée, avec un énorme travail sur le son (on n’entend pas ce qui se passe à l’extérieur, on voit juste, ou alors avec l’aide de la radio). Certaines scènes sont vraiment bluffantes, comme celle de l’hélicoptère qui vient chercher le corps d’un soldat dans le tank !



On sent à travers la réalisation que le metteur en scène a vécu ce qui s’y passe : en effet, Samuel Maoz, à 19 ans, s’est retrouvée dans un char direction Beyrouth, à la place des acteurs de son film : l’hésitation du soldat de tirer ou non lors de la scène avec les otages est habilement et magnifiquement retranscrite : qu’aurions-nous fait à sa place ? On ne peut ressortir de la salle sans se poser la question… Le réalisateur a vraiment cherché à installer le spectateur à la place des acteurs, avec ce cadrage hésitant sur les civils (à travers le viseur) et cette ambiance ultra-oppressante que l’intérieur d’un tank.

Rien ne sert de vous décrire un casting que vous ne connaissez pas mais qui est absolument parfait : certains dialogues et/ou situations, parfois absurdes, sont très forts. En bref, un huis clos ahurissant pour une éblouissante réussite : Lebanon est pour moi, sans conteste, LE film de ce début d’année 2010, à découvrir sans aucun hésitation.

LA B-A DU JOUR A.D., vous reprendrez bien un peu de zombies

La B-A du Jour, c’est A.D. de Ben Hibon. L’Anglais avait déjà officié sur la série d’animation Codehunters, qui présentait un design des plus chiadés, et se lance dans le long avec A.D., une histoire post-apocalyptique avec plein de zombies, écrite par Haylar Garcia et produit par Bernie Goldmann, qui avait déjà eu les coucougnettes de lancer le 300 de Zack Snyder. On en sait pas plus, ni sur le pitch ni sur une éventuelle date de sortie, mais le teaser est tellement alléchant qu’on vous en reparlera à coup sûr dès qu’on aura plus d’infos. Je vous laisse avec les premières images qui, comme vous le remarquerez vite, claquent méchamment leur mère…

C'EST LA REPRISE Lost - saison 6, what the fµ@$ happened

C’était quand ? Mardi 2 février à 21h sur ABC.

Ils étaient combien ? Autour de 12 millions en moyenne pour ce double-épisode introductif. La meilleure audience de Lost depuis la saison 4 ! Impossible pour la série de détrôner le rouleau compresseur CBS avec la triplette NCISNCIS Los Angeles The Good Wife, mais un score tout à fait respectable pour un programme qui, selon certains, ne captivait plus qu’une poignée de nerds boutonneux (pléonasme) !

Ca parle de quoi ? La bombe a explosé. Nous voilà dans un avion. Avec Jack. A côté de lui, Rose et Bernard. Plus loin, Locke. Et Sawyer. Tiens, Kate aussi. Elle est menottée et suivi par un marshall. C’est sûr, nous sommes bien dans l’Oceanic 815, l’appareil par lequel tout a commencé. Les turbulences commencent. On sait comment cela va finir… Vraiment ? Les turbulences stoppent net. Tout le monde reprend son souffle. Hein ? La caméra s’emballe : en un superbe plan-séquence, elle sort de l’avion, descend jusqu’à la mer, passe sous l’eau, et se met à explorer l’île : le village Dharma, la plage, tout est immergé… jusqu’au pied de la statue ! Pendant ce temps, sur l’île, tout le monde semble avoir survécu miraculeusement à l’explosion… Euh, que pasa ?!

C'EST LA REPRISE Lost - saison 6, what the fµ@$ happened 2

C’était comment ? Je vais pas mentir, les premières secondes de chaque épisode de Lost suffisent à me transformer en midinette en pleine marée haute. Le plus surprenant reste que, dans le premier épisode, les scénaristes prennent leur temps et on s’inquiète qu’ils parviennent à répondre dans les 18 épisodes de cette saison 6 à toutes les questions soulevées (et il y en a un paquet !) et à résoudre tous les mystères de l’île. Heureusement, le rythme s’accélère dès la moitié de l’épisode, à partir d’une scène ’’huuuuuge’’ où la Fumée Noire se déchaîne contre une demi-douzaine de pauvres hères ! Et à partir de là, tout s’emballe : les événements se suivent maintenant dans la chronologie que nous connaissions mais aussi dans une sorte d’univers parallèle créé par l’explosion, où l’Oceanic 815 ne s’est jamais écrasé sur l’île. Les camps se délimitent et l’affrontement se profile. Aura-t-on toutes les réponses ? Probablement pas, et au fond, on s’en fiche ! Parce que c’est le mystère de Lost qui fait sa force…

Il faut suivre, alors ? On va faire comme si la question n’avait pas été posée… Et pour ceux qui ont abandonné en chemin, déjà, honte à vous, ensuite, l’homme a inventé les DVD, foncez !