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COUP DE COEUR : The Descendants, peine insulaire

   Écrit par : Mr Wolf   dans CINÉMA

Il n'y a pas que The Artist qui a remué les derniers Golden Globes : The Descendants y avait aussi une place de choix avec quatre nominations et deux récompenses, les pas dégueulasses Meilleur film et Meilleur acteur dramatiques. Des statuettes qui tombent à point nommé pour consacré un réalisateur avec lequel il faut compté, Alexander Payne, et un acteur star qui se surpasse à chaque rôle, George Clooney. Forcément, la combinaison des deux donne un film événementiel qui mixe le meilleur du cinéma...

A Hawaï, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaïens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme...

Quand la première bande-annonce de The Descendants a débarqué il y a un peu plus de six mois, on pressentait déjà qu'Alexander Payne, après les remarqués Monsieur Schmidt et Sideways, allait accoucher d'un nouveau petit bijou cinématographique. Il faut lui concéder que l'Américain a cette qualité enviable de ne pas décevoir. En s'emparant du roman de Kaui Hart Hemmings, il savait déjà qu'il tenait entre les mains la matière à un film doux-amer unique. Et sans renier sa filmographie, Payne a conçu une comédie dramatique aussi attirant qu'attachant qui propulse des personnages profondément humains dans des situations extraordinaires mais jamais surréalistes. Des situations de pression intense et des prises de décisions radicales qui viennent s'amonceler sur les épaules d'un seul homme, mari trompé et père dépassé, qui trouve en ses filles la force de ne pas craquer. Si Payne parle toujours de la condition humaine, ce n'est pas à travers une approche philosophique ou spirituelle, mais bien collé aux basques de ses protagonistes, qui puisent à l'intérieur d'eux-mêmes pour trouver l'énergie et les réponses.

Et si tout s'écroule peu à peu autour de Matt King, c'est comme si le destin (athée) le mettait à l'épreuve et lui envoyait le pire pour qu'il dévoile le meilleur de lui-même. Une situation contradictoire que subit un George Clooney juste bluffant qui ne joue jamais mais revêt véritablement la peau de ce monsieur tout-le-monde avec un naturel déconcertant, lui qui en dehors des plateaux est un des plus grandes stars mondiales. On entend par-ci par-là que Clooney est ici en plein contre-emploi, mais ce serait ne pas faire correctement ses devoirs et oublier une filmographie où l'acteur n'a jamais joué deux fois le même rôle et est passé entre les mains de presque tous les plus grands réalisateurs actuels sans jamais donner l'impression de se répéter. Et sa plus grande qualité, ce qui fait réellement de lui l'acteur mythique qu'il est déjà, c'est de ne jamais prendre le pas sur son rôle et de l'interpréter complètement et de disparaître derrière lui. L'apanage des très grands comédiens, qui parviennent aussi à faire naître l'héroïsme ordinaire dans les frusques du quidam.

On rit, on pleure, on est indubitablement immergés dans The Descendants. Parce que Payne use d'un savoir-faire cinématographique indéniable, confectionnant un film plastiquement parfait, puisque continuellement raccord avec son histoire et les vives émotions qu'elle dégage. Réussissant l'exercice périlleux de mélanger drame et comédie sans que jamais aucun des deux ne se démarquent réellement, Payne filme la vie avec une précision millimétrée à tel point que tout coule naturellement. Et s'il est une qualité globale qu'il faut reconnaître à The Descendants, c'est bien d'être un film complet et complexe qui suinte pourtant dans tous ses plans d'un réalisme et d'une humanité qu'on ne voit pas souvent dans les salles obscures. Un très grand film qui a la modestie de ne jamais le montrer de lui-même.

~ Actuellement en salles ~

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Cet article a été publié le Jeudi 26 janvier 2012 à 19:25 dans la catégorie CINÉMA. Vous pouvez suivre les commentaires à cet article via le flux RSS 2.0 Vous pouvez laissez un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

1 commentaire

bridget winckiwincki
 1 

j'enfile mon paréo polaire et je cours voir le film!!!

27 janvier 2012 à 19:45

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