Pas mal de bonne choses sont sorties au mois de juin. Voici le moment de revenir dessus plus précisément et de vous proposez vos futurs lectures estivales préférées. Au programme : la fin de Scott Pilgrim, la suite de Locke & Key, un tournant de Fables et une mini-série consacrée à Steve Rogers…
SCOTT PILGRIM 6 : Finest Hour
Voilà, on y est. Scott Pilgrim aura été le comic-book de toute une génération, faisant de son personnage principal l’homo geekus par excellence, cette nouvelle espèce qui ne fait de mal à personne sauf à elle-même. Et si la fin avait forcément été éventée par le film, celle que nous propose le livre prend son temps et passe déjà une bonne moitié du bouquin sur la dépression aussi touchante que comique de Scott. Pour nous rappeler qu’en dehors des batailles bigger-than-life et des absurdités communément acceptées,
Scott Pilgrim est avant tout une histoire d’amour, à la fois simple et compliquée. Et même si la résolution de l’ultime combat contre Gideon est particulièrement incompréhensible (si quelqu’un veut bien m’expliquer ce mic-mac…) et mieux mise en scène dans le film, on finit sur une touche romantique très premier degré mais pas cucul. Un comic-book essentiel et incroyablement attachant. Une évidence de lecture. Disponible en librairies.
LOCKE & KEY 2 : Casse-tête
Le premier tome (et la première mini-série) avait séduit. Ce deuxième volume enfonce le clou et développe de façon passionnante la mythologie de la série. Moins gore et plus basé sur les relations humaines, « Casse-Tête » monte encore le niveau d’un cran. Présentant un ennemi intime et fourbe, ce nouveau Locke & Key est parcouru d’une tension constante qui, comble, se trouve amplifiée dans les dernières pages. Dans une ambiance toujours aussi délétère et aux relents fantastiques inquiétants, Joe Hill tisse une intrigue qui se fond
dans la vie quotidienne des personnages, évitant l’écueil de baser son récit sur le canevas de l’enquête. Aux dessins, Gabriel Rodriguez excelle et n’utilise plus son procédé de case répétées qu’à bon escient, parvenant parallèlement à détailler avec brio les expressions des personnages. Un seul regret quand on referme ce volume : devoir attendre la suite. Un régal. Disponible en librairies.
FABLES 13 : Le Royaume Éternel
Déjà 13 volumes, et Fables est toujours aussi passionnant ! Le long arc « The Good Prince » se poursuit ici et se révèle réellement être un point culminant et un tournant de la série. Les manigances du roi Ambrose l’amène à créer un havre où n’habitent au départ que les fantômes qu’il est allé chercher dans les limbes pour en faire son armée. On est ici dans le meilleur de Fables,
un mélange habile d’action et de politique que Bill Willingham maîtrise parfaitement et bourre d’idées géniales (Fableville qui suit les aventures d’Ambrose comme un feuilleton, la nouvelle forêt magique) avec lesquelles Mark Buckingham s’amuse follement. Un récit intelligent de bout en bout dont les conséquences dramatiques vont se répercuter dans la série un bon moment. Disponible en librairies.
MARVEL ICONS HORS-SÉRIE 21 : Steve Rogers – Super-Soldier
On pouvait se questionner sur l’intérêt d’une mini-série consacrée à Steve Rogers alors que ce dernier apparaît déjà mensuellement dans une dizaine de séries. Mais les noms d’Ed Brubaker (le scénariste-star de Captain America) et Dale Eaglesham (qui avait épaté sur Justice Society of America) rassurent d’emblée. Et même si cette histoire d’espionnage est parasitée par quelques incohérences (quand Rogers trouve-t-il le temps de faire ça ? Et pourquoi seul ?) et reste anecdotique jusqu’aux dernières pages
(qui établissent un pont avec les Secret Avengers du même Brubaker), elle reste sympatique à lire et fourmille de seconds couteaux qu’on se fait un plaisir de retrouver, comme Pete Wisdom, le temps d’un petit déjeuner d’espions. Bref, du bon comic-book qui se lit d’une traite, ce qui a fort à faire avec le dynamisme toujours bluffant des pages d’Eaglesham. Sorti en kiosque ou commandable sur fnac.com.






