C’était quand ? Jeudi 22 septembre à 20h sur ABC.
Y avait du monde ? 8,7 millions d’Américains observaient avec curiosité Charlie’s Angels (2010). Pour un premier épisode, c’est honorable (surtout face à Big Bang Theory) sans être mirobolant. Il faut dire que la série a bénéficié de peu de buzz et que les premières images peinaient à convaincre. La semaine suivante, la série a déjà perdu un million et demi de spectateurs, et surtout, est dépassé par Community chez les 18-49 ans, cible phare des annonceurs. Ça sent le roussi…
Ça parle de quoi ? Vous avez déjà vu Drôles de Dames, la séries des 70′s ou les deux films ? Eh bien, le pitch est le même. Un riche milliardaire dont on ne connaît que la voix, Charlie Townsend, embauche trois jeunes femmes embourbées dans les problèmes et les transforme en un trio de choc de détectives privées, épaulées par le fidèle Bosley…
C’était bien ? Pas vraiment, non. A vrai dire, sur ses 40 minutes, le pilote de Charlie’s Angels (2010) n’arrive jamais à captiver ! En voulant surfer sur la mode des remakes à succès bourrés d’action (Hawaii Five-0, Nikita), ABC s’est planté. Peut-être est-ce la faute de Alfred Gough et Miles Millar, créateurs de Smallville, qui, alors qu’ils ne voulaient pas tomber dans le retro, s’y vautrent pourtant conséquemment, incapables de restituer le souffle de la série originale, dont la recette bien trop ancrée dans son époque ne prend plus aujourd’hui. A part un ou deux rebondissements (la voiture qui explose, bien sentie), on s’ennuie ferme, et le charme pourtant véritable des trois actrices tourne en roue libre sans réelle direction d’acteurs (Bosley passe l’épisode à acquiescer).
Il faut continuer, alors ? Non. Parce qu’en plus de tout ça, la réalisation s’enfonce dans un découpage plat alourdi par des gimmicks visuels inutiles : des split-screens mal placés, et ces insupportables bandes noires qui remontent et descendent sans aucune logique. Et pour ne pas arranger les choses, les scripts ne décollent pas, avec des enquêtes mollassonnes, des dialogues nuls, des scènes d’actions expédiées (pam, poum, c’est fini) et jamais aucun enjeu émotionnel solide (l’artificiel « on était à l’orphelinat ensemble). Par honnêteté intellectuelle, j’ai bien essayé de regarder le deuxième épisode, mais j’ai lâché au bout de vingt minutes. On est bien gênés pour Rachael Taylor et Minka Kelly, bien plus à l’aise dans leurs prestations sérielles précédentes (respectivement Grey’s Anatomy et Parenthood). Une série d’un autre âge qui tape pile à côté et semble prendre un malin plaisir à recycler scrupuleusement ce qui ne peut plus marcher dans une série moderne.








