Ce sera quand ? Dimanche 2 octobre à 21h sur Showtime.
Y aura du monde ? Bien que l’épisode ne sera diffusé que dans quelques jours, on peut déjà prévoir que le retour de Dexter rassemblera un paquet de fidèles. Comme beaucoup de séries du câble, elle se termine mieux qu’elle démarre, et on peut statuer sur un score proche entre 1,7 et 2 millions, dans les mêmes eaux que les années précédentes. Mais qui sait, la série fera peut-être encore mieux cette fois-ci…
On en était où ? Dexter, plutôt malmené ces derniers temps, réussissait à se débarrasser de pas mal de poids qui alourdissait sa tâche et l’empêchait de tuer tranquille. Et si le psychopathe Jordan Chase et le ripou Stan Liddy finissaient sous forme de cadavres, Lumen quittait la vie de Dexter après avoir trouvé la paix. Et alors que notre serial killer préféré était à ça d’être démasqué par sa sœur, il finissait par fêter l’anniversaire de son fils et réfléchir à un nouveau départ…
C’était bien ? Tous ceux qui trouvaient que Dexter avait perdu de son mordant et qu’il était devenu trop bon samaritain et pas assez serial killer vont changer leur fusil d’épaule. Parce qu’en commençant d’emblée avec un double-meurtre aussi original que bien exécuté, cette sixième saison de Dexter revient aux fondamentaux en ce qui concerne son anti-héros. L’autre nouveauté, c’est aussi une plus grande part réservé aux rôles secondaires, qu’on appris à apprécier et qui tempèrent moralement avec le personnage principal. Leurs fils narratifs sont aussi plus intéressants (la saison précédente pêchait dans ce domaine) et utilisent habilement leurs caractères très prononcés (le conservatisme de Batista, l’absence de tact de Debra, le carriérisme de Laguerta).
Il faut continuer, alors ? Ben oui, tiens ! Cette fournée de la série est bien partie pour être celle qu’on attend depuis un bail, une sorte de retour aux sources où Dexter embrasse à nouveau pleinement sa vraie nature et revient à ce flou moral déstabilisant qui faisait la finesse et la richesse des premières années. Et il faut avouer que la thématique de la religion, perçue comme artificielle dans les promos, fonctionne plutôt bien, notamment à travers un nouveau serial killer particulièrement retors qui semble tuer selon l’Apocalypse.









