C’était quand ? Jeudi 22 septembre à 21h sur ABC pour un double-épisode.
Y avait du monde ? Un peu moins de 10,4 millions de fidèles étaient de retour devant Grey’s Anatomy. Et si cela se cale dans la moyenne de la fin de saison dernière, on est loin des 14 millions du début de la saison précédente et des audiences dingues que la série pouvaient atteindre il y a quelques années en culminant au-dessus des 20 millions. La création de Shonda Rhimes fait même moins que la petite nouvelle Person of Interest à la même heure. Il faut dire qu’être précédée de Charlie’s Angels n’a pas dû aider…
On en était où ? C’était pas la joie au Seattle Grace. Karev avait révélé, aidé par l’alcool, que Meredith avait trafiqué le programme de Derek, qui s’était énervé tout rouge… pile au moment où ils finalisaient les papiers de l’adoption. Meredith se retrouvait donc seule avec leur petite fille. Et Owen et Christina se déchiraient autour de la volonté affirmée de la jeune femme d’avorter. Sinon, Teddy choisissait Henry et Kepner devenait chef des résidents.
C’était bien ? Vraiment pas mal ! Et débutant sur l’idée originale de suivre un couple inconnu au bataillon, laissant plane le doute sur leur identité (nouveaux médecins ? patients ?) jusqu’à une catastrophe très imagée : un effondrement qui laisse un trou géant en plein Seattle. C’est autour de cet événement que les relations entre les personnages s’aggravent avant de se rétablir peu à peu. Si l’intrigue est moins haletante que les deux saison précédentes, certes, mais plus intime, et on se fixe réellement sur les protagonistes et leurs états d’âmes, pas au beau fixe.
Il faut continuer, alors ? Oui. Parce que cette saison sera la dernière pour le duo star, Ellen Pompeo et Patrick Dempsey, comme ils l’ont annoncé. Et les scénaristes mettent le paquet sur le couple qu’ils incarnent, vision très moderne et progressiste des relations amoureuses. L’air de rien, Grey’s Anatomy, après avoir beaucoup traité de sexe et d’amour de façon contemporaine, a évolué et livre maintenant un portrait réaliste et intelligent de la famille américaine, aux antipodes du cliché banlieusard auquel on nous avait habitué. Un couple « normal » adopte, un autre choisit de ne pas enfanter, et deux lesbiennes et un papa élèvent un bébé à trois. Le tout sur un ton toujours aussi inspiré, oscillant avec goût entre drame et comédie.







