
C’était quand ? Jeudi 27 septembre à 21h sur ABC.
Y avait du monde ? 11,7 millions de téléspectateurs. Un bon score pour Grey’s Anatomy qui démarre avec de meilleures audiences que l’année dernière. Elle gagne une deuxième place solide derrière Person of Interest et devant Glee et The Office et se place même en tête sur la tranche prisée des 18-49 ans. Malgré son âge, la série reste donc un vrai succès d’audience.
Quoi de neuf ? On reprend un mois après le crash et on ne peut pas dire que l’ambiance soit au beau fixe à Seattle Grace. Meredith est devenu irascible et surnommée Méduse par ses internes. Derek craint de ne plus pouvoir opérer. Alors que Karev est à quelques heures de partir, Cristina est déjà employée depuis quelques temps dans un hôpital du Minnesota. Et si Bailey voit sa réputation s’adoucir sensiblement, Mark Sloane est lui plongé dans un profond coma, à quelques heures d’être débranché…
C’était bien ? Oui, mais pas très fun. OK, le choix des scénaristes de propulser l’action trente jours plus tard est aussi maline qu’audacieuse, mais on a au départ du mal à trouver nos marques, tant l’absence des événements intermédiaires nous donne l’impression d’être témoins d’une réalité alternative. Mais les premières minutes passées, on n’appréhende que mieux comment le crash a réellement bouleversé les vies de la majorité des personnages. Cela permet aussi, finalement, le laisser planer le doute sur le devenir de certains protagonistes et de jouer scène après scène avec un suspense plutôt bien mené. Ainsi, si le sort de Sloane est rapidement dessiné, l’épisode se montre plus cryptique quant à ce qu’il est advenu d’Arizona ou de Kepner et joue tout le long sur la mort présumée de la première et l’absence inexpliquée de la seconde. Et en même temps que cette construction en flash-forwards se déroule, petit à petit, la mort de Mark Sloane, personnage pivot de la série, en place depuis la troisième saison. Sa disparition subite, dictée par les coupes budgétaires de Grey’s Anatomy, est plutôt bien amenée même si elle surprend. Mais traitée avec subtilité, recul et justesse, elle s’inscrit dans la droite lignée des moments forts d’une série qui en compte déjà un paquet. Émaillée de vidéos personnelles, sa calme agonie marque, même si elle est tellement inattendue qu’on risque presque de passer à côté. Tout comme la révélation finale sur le sort d’Arizona, qui a beaucoup fait réagir certains fans un peu concons (« c’est parce qu’elle est lesbienne que vous lui avez coupé une jambe ? », un beau n’importe quoi).
On continue, alors ? Oui, ne serait-ce que pour mettre ce premier épisode, « Going, Gone, Gone », en perspective avec le suivant pour appréhender correctement la foule de changements qui se sont précipités en ce début de saison. Et aussi parce qu’on a bien du mal à s’imaginer comment va se poursuivre la série et quelle direction elle va prendre. On sent bien que l’accent va être mis sur une nouvelle récolte d’internes, déjà pas mal mis en avant, mais on craint quelques facilités de scénario comme le revirement un peu gros et téléphoné de Karev, qui finit par rester sur un coup de tête à la dernière minute. Wait and see…






