
C’était quand ? Lundi 24 septembre à 22h sur CBS.
Y avait du monde ? Un peu plus de 8 millions de téléspectateurs. Une baisse de trois millions par rapport à la fin de saison dernière qui est en partie due à la concurrence de la nouveauté S-F de NBC, Revolution. Cependant, semaine après semaine, les scores remontent sans toutefois dépasser la moyenne de l’an passé. Une mauvaise passe pour Hawaii Five-0 ?…
Quoi de neuf ? Le dilemme de Chin se clôt par la survie de Kono mais la mort de sa femme. McGarrett refait connaissance avec sa mère, présumée morte, qui se révèle être la fameuse Shelburne. Wo Fat est libéré de prison par Delano et les deux salopards s’associent pour affronter le Five-0…
C’était bien ? Depuis sa création, Hawaii Five-0 a ce mérite à féliciter de rester égale à elle-même. Elle conserve donc les mêmes défauts et qualités qu’à ses débuts. Dans la première catégorie, on regroupera une bande-son trop marquée (on va rire > musique sautillante, ça va castagner > musique bourrine) et une mise en scène bourrée de tics qui surexpliquent tellement l’action qu’on finit par se demander si on est pas plus cons qu’on le pensait. Mais en dehors de ça, Hawaii Five-0 consolide ses atouts. En premier lieu des scènes d’action tarées et très cinématographiques qui montrent bien le savoir-faire de l’équipe technique. Dans le premier épisode, on pense immanquablement à l’évasion de Wo-Fat, passage d’anthologie complètement rocambolesque et déglinguée où chaque seconde surenchérit la précédente. Ensuite, le charisme des acteurs est pour beaucoup dans l’attachement constant qu’on garde pour la série. Sans eux et le second degré que leurs personnages insufflent constamment, il est vrai qu’on s’ennuierait parfois devant des enquêtes pas toujours originales ou souvent répétitives dans leur déroulement. Heureusement, le show peut se reposer sur un autre de ses atouts : un fil rouge feuilletonnant à tiroirs qui tient en haleine depuis la première saison et qui ne cesse de se renouveler et de dévoiler de nouvelles couches : ici, la révélation de l’identité de Shelburne et sa confrontation étrangement non-violente avec Wo-Fat posent des questions toutes neuves.
On continue, alors ? Ben oui. Au bout de trois ans, la série a définitivement trouvé sa vitesse de croisière et s’impose comme l’héritière moderne des séries musclées des années 80-90, ajoutant à son action débridée une narration moderne, plus filée, qui la différencie aussi pas mal des autres shows policiers. En gros, Hawaii Five-0 est une friandise toujours à la limite du plaisir coupable. Et une production hybride presque unique en son genre dans le paysage audiovisuel actuel.






