C’était quand ? Dimanche 2 octobre à 22h30 sur HBO.
Y avait du monde ? Un peu moins de 500.000 téléspectateurs ont suivi le redémarrage de How to Make It in America. Même si la série est diffusée sur une chaîne du câble payante, son score n’est pas folichon. La faute sûrement à une programmation tardive, malgré un lead-in costaud (Boardwalk Empire et Hung), et à un retour un peu surprise, puisqu’il aura fallu attendre un an et demi pour que HBO programme cette seconde saison. Néanmoins, fait rare, les audiences augmente de semaine en semaine.
On en était où ? Cam et Ben avaient enfin réussi à percer avec leur marque, Crisp, et se sont envolés pour le Japon. Rene réussissait à imposer sa boisson énergétique, Rasta Monsta, même après le « vol » de son camion publicitaire. Et Rachel décidait sur un coup de tête d’abandonner sa vie new-yorkaise pour partir vivre un an en Afrique.
C’était bien ? Pas mal du tout. Après tant d’attente, ça fait plaisir de retrouver How to Make It in America. Et en grande forme, qui plus est, puisque la série ne s’est pas éloignée d’elle-même et continue sur sa lancée en préservant son style urbain et « musical » si particulier. Mieux, elle remet à leur place deux personnages qui étaient passés en second plan (Kappo et Domingo) et prend presque un nouveau départ tout en gardant sa continuité. Sans jamais en faire trop, la série de Ian Edelman se veut toujours une chronique de vie réaliste et ne faisant aucun cadeau à ses protagonistes.
Il faut continuer, alors ? Oui. Ne serait-ce que pour la bande son, excellente et à la pointe de la scène new-yorkaise (en prenant Aloe Blacc pour son générique, la série l’avait révélé au grand public). Et pour son casting, idéal, où Bryan Greenberg et Victor Rasuk rayonnent en potes à la vie à la mort. Le show calque sa nervosité sur leur rythme et leurs déboires. Une série contemporaine, vraie et qui ne pète jamais plus haut que son cul. Une rareté sur les ondes.







