C’était quand ? Dimanche 23 octobre à 20h sur ABC.
Y avait du monde ? Un peu moins de 13 millions de spectateurs. Ce qui est un très bon score, et un des meilleurs démarrage de la saison. Une aubaine pour ABC, qui après la suppression de Charlie’s Angels, cherchait un nouveau programme à succès. Et Once Upon a Time se permet même de dépasser de plusieurs millions l’ancien hit Desperate Housewives diffusé juste après.
Ça parle de quoi ? Emma Swan vivait la vie tranquille mais mouvementé de tout agent de probation avant qu’un gamin vienne l’importuner le jour de ses 28 ans, clamant être son fils. Manque de bol, elle a effectivement abandonné son nouveau-né dix ans plus tôt. Le môme, de surcroît énervant, l’oblige à le ramener à Storybrooke, un petit bled paumé où serait terrés des personnages de contes amnésiques…
C’était bien ? Plutôt pas mal, oui. Once Upon a Time commence sur les chapeaux de roue et impose dès le pilote son rythme et sa narration particulière. Adam Horowitz et Edward Kitsis, transfuges de Lost, crée une série feuilletonnante aussi surprenante que familière, puisqu’elle met en scène des personnages que l’imaginaire collectif brasse depuis des générations. Intelligemment, ils ne font qu’effleurer l’univers de leur série (qu’on devine incroyablement vaste) en se focalisant sur une intrigue de famille assez originale entre un gamin au caractère bien trempé, sa mère adoptive détestable, sa mère biologique aventureuse et la mère de celle-ci, qui a le même âge qu’elle. On se retrouve dans une ambiance familière qui apparenterait la série à un True Blood familial, dans sa façon de brasser les mythes à son bon vouloir.
Il faut continuer, alors ? Oui, à n’en pas douter, parce que le show va en s’améliorant, en commençant par ses scènes flash-back féériques, visuellement bancales dans le pilote, mais de mieux en mieux soignées. Celles-ci sont d’ailleurs toujours bien senties, prolongeant les histoires des contes ou les remixant sous une approche qui sert le récit présent. Tout comme un casting au petit oignon où on n’a pas cédé à la mode de la bimbo-pour-attirer-les-mâles et où les personnages féminins sont sur le devant de la scène tout en étant aussi forts bien écrits, avec en tête de file une Jennifer Morrison charismatique et une Ginnifer Goodwin timorée. A n’en pas douter, Once Upon a Time est une des nouveautés les plus attirantes de ses dernières années, autant dans ce qu’elle propose déjà que dans ce qu’elle va être capable de produire.








C'est intéressant comme approche à voir que ça ne tombe pas dans le cliché non plus... Pour l'instant c'est bien ficelé et assez sympa à voir!