
C’était quand ? Dimanche 30 septembre à 20h sur ABC.
Y avait du monde ? 11,4 millions de téléspectateurs. C’est moins que le score exceptionnel du pilote l’an dernier, mais ça reste la meilleure audience d’une série sur la soirée (devant The Mentalist !). Et le nombre d’habitués de Once Upon a Time se fixe ensuite au-dessus des 9 millions, la moyenne de la saison passée. Un bon départ, donc.
Quoi de neuf ? Le sort est rompu et tous les habitants de Storybrooke ont retrouvé la mémoire. Mais il est toujours impossible de sortir de la ville et le retour progressif de la magie n’annonce rien de bon. Emma s’allient à ses parents et ils affrontent Regina, décidée à ne pas laissé le pouvoir à Mr Gold. Grâce au chapeau du Chapelier Fou, on découvre qu’il existe une partie des royaumes épargnés par la malédiction et habités par des rescapés comme Mulan et la Princesse au Bois Dormant…
C’était bien ? Si on avait pu reprocher à la série l’an dernier de traîner un peu la patte, on se rend maintenant compte que la première saison était surtout celle de l’installation de l’univers et de la mise en bouche. Dès le premier épisode, Once Upon a Time ne se repose pas sur ses acquis et n’a pas peur de bouleverser en profondeur ses habitudes. On a enfin l’impression que l’histoire commence réellement et on se rend compte que le boulot de mise en place des scénaristes fait sens et était vraiment nécessaire pour créer un univers autonome et logique. La place est désormais à l’action et à l’audace à travers des scènes vraiment bien foutues dans le style toujours à la limite du kitsch (assumé) du show. On sent maintenant l’intrigue se lancer et les interactions maintenant possibles entre les deux mondes ouvrent toute une foule de possibilités nouvelles. De même, l’accent est moins mis sur Emma, Blanche-Neige et Charmant, et plus sur des seconds rôles moins gnan-gnan et plus subtils dans leurs caractères. Ainsi, il n’y a pas d’ennemi intégralement méchant dans Once Upon a Time et Regina et Rumplestiltskin sont traités avec beaucoup de sensibilité. Leur part de mal n’est pas innée et leurs interprètes respectifs (Lana Parrilla et Robert Carlyle) leur donnent énormément de cœur et de profondeur. Niveaux effets spéciaux, la série s’approche de plus en plus d’une justesse bienvenue, quand on voit que l’abus de décors en fond vert à ses débuts agressait violemment la rétine. On remarque les ajustements visuels et tout nous apparaît beaucoup moins carton-pâte.
On continue, alors ? Bien sûr. Parce que Once Upon a Time est clairement partie dans sa bonne année, celle où le décor est planté et où les scénaristes peuvent s’y amuser. D’autant que nombre de joyeusetés se profilent, comme la révélation de l’identité du docteur Whale, une intrigue suivie dans la Forêt Enchantée et des petits nouveaux attendus comme le Capitaine Crochet, Lancelot et un mystérieux personnage interprété par Michael Raymond-James, l’inoubliable René de True Blood.






