C’était quand ? Jeudi 22 septembre à 21h sur CBS.
Y avait du monde ? Avec 13,3 millions de téléspectateurs pour son démarrage, Person of Interest peut être considéré comme un succès. Il surplombe sa case horaire grâce à son buzz répété et à son intercalage entre deux hits : The Big Bang Theory et The Mentalist. Si autant sont de retour en deuxième semaine, CBS pourrait bien avoir trouvé son trio d’excellence pour dominer le jeudi soir.
Ça parle de quoi ? Mr Reese n’est pas qu’un simple SDF qui excelle dans l’art de tabasser les emmerdeurs dans le métro new-yorkais. Comme Mr Finch n’est pas qu’un simple milliardaire philanthrope avec un balai dans le céans. Ces types devaient se rencontrer. Pour que le deuxième embauche le premier et en fasse son homme de main bien intentionné. Parce que Finch a conçu un système capable de prévoir les crimes. Pratique sauf que le système ne fournit que des noms, qui peuvent être ceux de victimes ou de criminels…
C’était bien ? A vrai dire, mon avis est plutôt mitigé. Person of Interest faisait partie des nouveautés les plus attendues de la rentrée, grâce à son casting et à son équipe de production : JJ Abrams et Jonathan Nolan, frère de Christopher. Niveau casting, y a pas à dire, c’est impeccable ! Jim Caviezel campe un agent badass tout en finesse, autant dans sa voix presque soupirée que dans sa démarche calme et déterminée. Michael Emerson est tout aussi convaincant, parvenant à faire oublier en quelques minutes son rôle culte de Ben Linus. Mais ce qui gêne dans la série, c’est son manque d’ampleur malgré un pitch enthousiasmant. En effet, on reste fixés sur des affaires très basiques.
Il faut continuer, alors ? Oui. Parce qu’on espère bien que le pilote n’était qu’un avant-goût et que la série va se développer sur toute la saison, tant dans son intrigue que dans sa distribution, très menue pour le moment. On espère aussi ne pas tomber bêtement dans la série à recette, avec « l’affaire de la semaine », ce qui risque de tasser très rapidement son capital buzz. Cependant, la réalisation est très classe, diversifiant lieux et cadrage et refusant habilement une mise en scène trop télé. Dans le genre, les transitions en caméras de sécurité font leur petit effet anxiogène. Pourvu que la série ne stagne pas et s’étoffe dans les prochains épisodes (un fil rouge serait le bienvenu), parce qu’on est pas encore captivés autant qu’on l’aurait voulu !







