
C’était quand ? Jeudi 27 septembre à 21h sur CBS.
Y avait du monde ? 14,3 millions de téléspectateurs. C’est un million de plus que l’an dernier, et la deuxième meilleure audience de la soirée après l’indétrônable Big Bang Theory. Mais surtout, Person of Interest peut se vanter d’être la quatrième fiction la plus regardée sur la télé américaine après les deux NCIS et la sitcom geek déjà citée. La qualité récompensée : une rareté appréciable.
Quoi de neuf ? Finch a été enlevé par Root, la hackeuse qui veut mettre la main sur la Machine, et l’embarque en virée meurtrière pour trouver les responsables actuels. Pendant ce temps, Reese fait tout son possible pour retrouver son partenaire et demande de l’aide à la machine elle-même, qui lui répond par un message codé…
C’était bien ? Oh que oui. Les débuts de Person of Interest avaient parfois été un peu lourdauds, mais cette saison poursuit le rythme de croisière prodigieux qu’elle avait trouvé passé le premier tiers de l’année précédente. La scène finale de la saison 1 avait ouvert les portes de l’univers de la série en nous faisant comprendre que la Machine avait acquis une conscience. Mais loin de vouloir se la jouer Skynet, Jonathan Nolan et son équipe préfère toujours rester dans un traitement réaliste des éléments très S-F qu’ils mettent en place. Déjà parce que la nature de la Machine n’est pas le vrai sujet mais une métaphore exacerbée de la surveillance généralisée et des usages déviants de la technologie. Ce qui n’empêche pas d’assister dans des flashbacks attendus les tests que Finch fait sur la Machine, qui elle finit par s’attacher à son créateur. L’intéressant dans Person of Interest, ce sont ses personnages très old school dans un univers qui les dépasse. Finch est aussi idéaliste que Reese est vieux jeu, tandis que les deux flics sont chacun un archétype différent de l’inspecteur. C’est ce décalage qui fait réellement le sel du show, ce penchant à toujours revenir vers l’humain. Ça, et sa capacité à installer progressivement une mythologie discrète mais durable qui rassemble autant les spectateurs occasionnels que les fans assidus.
On continue, alors ? Clairement. Parce qu’avec de tels résultats de critiques et d’audience malgré une forme et un fond plutôt audacieux, Person of Interest a réussi à se construire une voie sans obstacle pour continuer progressivement son ascension vers le statut de série culte vers lequel elle tend irrémédiablement. Et aussi parce qu’elle est un des rares shows télévisés qui nous empêche de prévoir sa suite et nous surprend chaque semaine.






