C’était quand ? Jeudi 22 septembre à 20h pour un double-épisode.
Y avait du monde ? Entre 14 et 15 millions d’Américains se poilaient devant ce début de saison de The Big Bang Theory. C’est bien mieux que les 11 millions et quelques présents en fin de saison 4, et c’est un score parmi les meilleurs de la série, qui avait culminé en milieu de saison 3 jusqu’à dépasser les 16 millions.
On en était où ? Alors que Sheldon troquait comme colocataire Raj pour Leonard, parti vivre avec Priya, Bernadette se réjouissait d’avoir décroché son doctorat, laissant Howard seul non-docteur du groupe. Mais Leonard découvrait que Priya avait prévu de retourner en Inde sans lui en toucher mot, Howard se brouillait avec Bernadette pour une histoire de montre et Raj et Penny se réveillaient dans le même lit après une nuit aussi agitée qu’arrosée…
C’était bien ? Ce qui frappe dans cet épisode, c’est bien que The Big Bang Theory est devenue avec le temps plus qu’une simple sitcom et qu’on sent bien que le format du show a de plus en plus de mal à le contenir. C’est pour ça que la réalisation se permet de sortir du carcan de la scénographie sitcom (le sacrifice au ralenti de Sheldon au paintball) pour mieux pouvoir développer des personnages et des situations de plus en plus fouillés et dans le fond de moins en moins lisses. En quatre saisons, la création de Chuck Lorre et Bill Prady se sera réellement élever au rang de comédie de luxe et a bien surpassé le côté gentiment geek auquel elle se restreignait au départ. En développant la vie privée de son groupe de nerds, elle se penche avec plus d’intelligence qu’elle ne s’en donne l’air sur toute une génération qui, en prenant le pouvoir, a transformé à son image un monde duquel elle était déconnectée.
Il faut continuer, alors ? Oui. Mais la question ne se pose même pas.







