
C’était quand ? Dimanche 30 septembre à 22h sur CBS.
Y avait du monde ? 11,06 millions de téléspectateurs. Un petit score pour la série qui a culminé un temps proche des 20 millions. Mais il faut mettre cette baisse en relation avec le changement de jour de diffusion. The Mentalist est maintenant programmée le dimanche, un soir dominé par le sport et qui rassemble moins d’Américains devant des séries (surtout à 22h !). Mais elle reste la meilleure audience de sa case horaire, ne perdant finalement que deux millions de fidèles par rapport au finale de mai dernier.
Quoi de neuf ? Les tensions sont fortes entre le CBI et le FBI, après le scandale provoqué par l’opération chaotique qui a fait tué Wainwright mais permis l’arrestation de Lorelei, une associée manipulatrice de Red John. Mais la bataille juridique pour savoir quelle agence aura la jeune femme et détention et une affaire de double-meurtre n’arrange rien, alors que Jane n’a jamais été aussi agaçant…
C’était bien ? Oh que oui. Après une saison 4 assez rythmée qui aura débouché sur un final grandiloquent et pétaradant, cette nouvelle année de The Mentalist reprend sur les chapeaux de roues, et le créateur Bruno Heller n’a pas son pareil pour écrire des épisodes touffus et attrayants. La querelle entre les agences éclate d’emblée dans une scène d’anthologie où les agents se foutent copieusement sur la gueule devant une scène de crime. Simon Baker campe un Jane de plus en plus travaillé, dont l’acteur et les scénaristes n’hésitent plus à faire ressortir les traits les plus négatifs. Le personnage, d’abord complice du spectateur, finit par se jouer de nous également et on a de plus en plus de mal à cerner sa vraie personnalité et ses intentions, et à démêler le vrai du faux. Les enquêtes sont toujours aussi originales et tarabiscotées et elles sont pour beaucoup dans l’attrait hebdomadaire d’un show rigoureux et savoureux qui veut de plus en plus s’expérimenter lui-même à travers des épisodes, à l’image de « Devil’s Cherry », que le beau blond en planant et en hallucinant sa fille décédée.
On continue, alors ? Si on peut reprocher à la série de ne pas avancer assez vite sur la piste de Red John (délayée à l’extrême), on a du mal avec la tournure qu’elle semble prendre, notamment dans un deuxième épisode où une apparition fantasmée de sa fille intime à Jane de stopper son enquête. Cette nouvelle saison paraît donc se concentrer sur l’évolution du personnage, de plus en plus sombre et désespéré, mais on espère bien entendre rapidement parler de son ennemi intime et de ses disciples, qui, jusque là, ont permis de livrer les meilleures heures de la série. Et puis, le centième épisode, prévu début novembre, nous révélera enfin comment Jane est devenu consultant pour le CBI, un passage de son histoire qu’on avait encore jamais vu.






