
C’était quand ? Vendredi 8 février à 20h sur la Fox avec un double-épisode.
Y avait du monde ? 3,94 millions de téléspectateurs. C’est en-dessous des 4,6 avec lesquels Touch avait achevé sa première saison, mais c’est un bon score étant donné le changement de case horaire pour le meurtrier vendredi soir où la série remplace feu-Fringe. Déjà que le démarrage de cette saison avait été décalé de septembre à février, on se demande où Fox veut en venir avec son show star de l’an dernier, et si ce transfert est vraiment opportun.
Quoi de neuf ? Martin et Jake rencontrent enfin la mère d’Amelia, qui cherche sa fille depuis trois ans. Les nombres de Jake les mènent jusqu’à un homme mystérieux qui détient une jeune fille, qui finit par s’enfuir. Martin demande alors de l’aide à un ancien collègue, maintenant à la tête d’une agence d’informations indépendante, The Breakwire. Parallèlement, le petit génie Calvin Norburg est proche de trouver la séquence d’Amelia mais refuse qu’elle soit utilisée par l’entreprise malhonnête qui l’emploie. Pendant ce temps, un fanatique religieux semble s’être donné pour mission d’assassiner les 36 Justes les uns après les autres…
C’était bien ? Après une première saison impressionnante où Touch criait à chaque épisode son envie de se démarquer et de proposer une fiction neuve et ancrée dans son époque (à l’image de ce que 24, avec le même Kiefer Sutherland, avait été pour les années 2000), la série de Tim Kring parvient à se réinventer sans pour autant abandonner son concept. En opérant un changement drastique de décor (la froideur bleue de New York est remplacée par les rayons de soleil bétonnés de Los Angeles) et en redistribuant les cartes maintenant que certaines questions ont trouvé des réponses, le show repart sur des bases solides. Si la direction artistique, discrète mais solide, est toujours de belle facture, on aura tendance à déplorer la baisse d’ambition narrative (et de budget ?) qui réduit nettement les éloignements géographiques pour se concentrer sur des personnages récurrents satellites et une intervention plus ténue des capacités surnaturelles de Jake.
On continue, alors ? Ne serait-ce que pour soutenir l’initiative, oui. Et parce que maintenant que la menace charismatique du fanatique interprété par Saïd Taghmaoui est en place, tous les éléments de l’intrigue sont mis en place pour faire avancer le récit à grandes foulées. L’ajout de la radieuse Maria Bello est d’ailleurs une très bonne idée, puisque son personnage permet de modifier la dynamique du duo père-fils en leur adjoignant une mère adoptée. On sent que Touch en a encore sous le capot et reste à voir comment elle va s’accomplir sur la durée.








