
Ce que vous pouvez savoir : Et un record, un ! Dimanche soir, la saison 7 de Dexter s’est achevée sur un record d’audience pour Showtime avec un cumul de 3,4 millions de téléspectateurs. Une performance logique, étant donné que les audiences de cette saison ont été les meilleures de la séries jusque là. La raison ? LES raisons plutôt, tant cette fournée d’épisodes a été dense, abandonnant pour une fois le grand méchant de la saison pour multiplier les menaces et faire avancer le récit fondamentalement.
Ce qui s’est passé : Debra a dû apprendre à vivre en sachant son frère serial-killer. Quinn a eu maille à partir avec la mafia russe établie à Miami. Batista a décidé de partir à la retraite. Dexter est tombé amoureux, d’une tueuse traquée par sa sœur, et a dû faire face à un ponte de la mafia, un joli lot de serial-killers et Laguerta, convaincue qu’il est le Bay Harbor Butcher…
Ce qui a coincé : Pas grand-chose, il faut bien le reconnaître. On pourra peut-être reprocher à la série d’être allé très vite avec certaines intrigues, et de ne toujours pas avoir corrigé certains de ses défauts, comme des facilités de scénario un peu trop flagrantes : il a quand même la babysitter la plus disponible au monde et a un emploi du temps professionnel très peu chargé. Le truc, c’est que dans une saison où justement il est surveillé et sur la brèche, ces faiblesses sont d’autant plus flagrantes.
Ce qui a fonctionné : Bien que beaucoup ne seront pas d’accord avec moi, j’ai toujours trouvé que chaque saison de Dexter faisait mieux que la précédente. Et celle-ci n’échappe pas à la règle. En abandonnant certaines recettes qui avaient perdu en saveur (le grand méchant de l’année, les romances impossibles de Debra), ces épisodes gagnent en originalité et tension. En multipliant et en mêlant les lignes narratives, les scénaristes ont accéléré le rythme et resserrer l’étau autour du anti-héros à manches courtes. Fracassant un à un les interdits que préservait le show depuis son départ, ils ont ouvert le champ des possibles à tel point qu’on ne sentait jamais venir le prochain mouvement. On retiendra surtout à quel point les personnages, jusqu’ici souvent figés, auront évolué. Debra d’un côté, explosant et se renforçant à mesure que sa vie et ses convictions se craquellent. Et Dexter, forcément. A travers une série de flashbacks ramenant Doakes à notre bon souvenir, on se rend compte du changement progressif radical du personnages et de la façon totalement différente dont Michael C. Hall l’interprète aujourd’hui. Moins faux, moins tout sourire, Dexter est maintenant plus humain, moins robotique, et c’est justement ce qui le rend plus effrayant et l’éloigne moralement de nous. En transformant peu à peu son modus operandi et en laissant entrer les sentiments dans sa vie, il est maintenant plus imprévisible et moins cautionnable.
Ce qui devrait se passer : La saison prochaine devrait être la dernière. « Devrait » parce que le succès de celle-ci pourrait bien faire changer Showtime d’avis et prolonger le show au-delà de 2013. Une décision qui ne serait pas forcément idéale, tant on sent dans le monologue final que la série rentre dans sa phase conclusive. D’autant que si aucune menace évidente n’est encore mise en place (quoique le meurtre de Laguerta risque d’occuper l’espace), de nombreuses pistes sont encore ouvertes, comme la fuite d’Hannah ou la retraite pas encore actée de Batista. Scott Buck, une des têtes pensantes, a laissé entendre que l’humanisation de Dexter va se poursuivre, qu’il n’y aura pas non plus de grand méchant dans le sens traditionnel, et que les ultimes minutes du show sont déjà trouvées, et qu’elles ne seraient pas forcément une happy ending…






