On est mi-juin, les séries se sont arrêtées les unes après les autres… en attendant la rentrée. D’ailleurs pour tout savoir de ce qui vous attend en septembre, suivez de près les Upfronts 2011 que nous sommes en train de relayer en ces pages…
ATTENTION : Si vous ne voulez pas qu’on vous gâche la surprise,
passez votre chemin !
The Event
La série de Nick Wauters n’aura vraiment pas eu de chance. Mais prouve, un an après FlashForward, qu’une série lancée par une chaîne pour en remplacer un hit qui vient juste de disparaître n’est jamais un succès. Et pourtant, The Event vaut bien mieux que la casquette de remplaçant de 24 dont NBC voulait la coiffer. Déjà en la refusant catégoriquement à l’issue d’un pilote exceptionnel (le meilleur de la saison !) où la série plonge allègrement dans la science-fiction. Mais peut-être pas assez. Parce que la série, en voulant mettre en retrait ses éléments extraterrestres, se cherche pendant tout son premier tiers en faisant retomber la pression de façon très rude. Difficile, parti de là, de préserver ses spectateurs sur le long terme. La série s’enlise alors dans les audiences en même temps qu’elle reprend du poil de la bête. Passé des parti-pris durs à avaler (l’informaticien qui se transforme en agent secret), The Event se révèle un divertissement prenant, qui réussit à faire monter le suspense et enchaîne les rebondissements. Sachant sa fin proche, la série tente des choses et se vautre rarement, principalement dans des joutes psychologiques très maîtrisées qui finissent par faire tout le sel des épisodes (la trahison de Sophia, sa relation perverse avec le vice-président…), tout comme des réflexions idéologiques particulièrement subtiles. En ce sens, le double épisode final parvient à frôler le niveau du pilote et se clôt sur un cliffhanger assez dingue où Sophia téléporte son peuple… et toute leur planète avec ! Une vision aussi cataclysmique que poétique qui n’aura, malheureusement, jamais de suite. On le regrette pourtant, la série ayant réussi à installer (un peu lentement, toutefois), une mythologie intéressante mais qui aura gagné à être plus assumée, surtout visuellement. Annulée par NBC au bout d’une saison. Diffusion prévue sur Canal+, en France.
Cougar Town – saison 2
Alors oui, tout comme les scénaristes qui en rigolent à chaque générique, on ne sait plus trop bien pourquoi la série s’appelait au départ Cougar Town, puisqu’elle a bien vite virer pour devenir un show moins sexuel qu’amical, sur une bande de potes aussi déglingués qu’attachants. Car Bill Lawrence n’a pas renié les recettes qui ont fait le succès de Scrubs et distille avec son nouveau bébé le même humour potache et auto-référencé, fourmillant de running jokes. Et c’est peut-être aussi la faiblesse de la série de ne pas être vraiment accessible à d’autres que ses spectateurs de longue date, les seuls à même de comprendre (et encore !) l’intégralité des blagues. Malgré ça, cette ambiance est pour beaucoup dans la réussite de Cougar Town, tant les personnages nous paraissent tangibles et leurs évolutions, lentes mais nombreuses, d’autant plus fortes. Si la première saison nous faisait craindre un certain ronronnement, cette deuxième fournée nous oblige à nous raviser, puisque la série prouve qu’elle peut tenir sur le long terme. Elle pousse d’ailleurs le vice jusqu’à proposer un double-épisode final de 40 minutes (une rareté en comédie télé américaine) dont le rythme ne flanche à aucun moment. Saison 3 à la rentrée sur ABC, aux USA. Deuxième partie de la saison 2 à partir du 22 juin (demain) sur Orange CinéHappy, en France.
Hard Times of RJ Berger – saison 2
Débarquée de nulle part sur une chaîne (MTV) qui ne semblait plus faire grand cas des programmes de fiction, The Hard Times of RJ Berger a bluffé tout le monde et s’imposant comme une des comédies immanquables du petit écran. Bénéficiant d’une liberté de ton totale, mais n’en abusant pas en restant drôle(ment vulgaire) mais indéniablement attachant. Puisque la série pousse rapidement de côté son pitch (un ado nerd mais fichtrement bien doté par Dame Nature) pour se concentrer sur la vie adolescente de son personnage principal. Et même si les histoires ne révolutionne pas le genre, les situations et le traitement sont suffisamment originaux pour apporter à la série une réelle plus-value. A l’instar de la récurrente séquence animée, à chaque fois dans un style différent, à chaque fois placé pile au bon endroit. Une fois de plus, on ne s’ennuie pas une minute dans cette deuxième saison. La faute à des personnages hauts en couleur (mention spéciale aux parents et au coach, plus gratinés que les ados) et à des histoires gentiment morales. Le final, quant à lui, porte son lot de surprises inattendues (l’homosexualité de Max, la grossesse de Lily) qui augure d’une suite encore un cran au-dessus. On salive. Saison 3 au premier semestre 2012 sur MTV, aux USA. Saison 2 à la rentrée sur MTV, en France.






