> Date et heure d’embarquement > Diffusion le lundi à 21h sur la chaîne américaine Fox depuis le 16 janvier 2012.
> Durée du vol > La première saison d’Alcatraz comprendra 13 épisodes de 40 minutes.
> Nombre de passagers > Le double-épisode pilote avait réuni un peu plus de 10 millions de curieux, mais les audiences de la série n’ont cessé de baisser depuis pour arriver à un maigre 6 millions au septième épisode. Une fois de plus, les résultats sont loin des attentes de la Fox, qui misait autant sur Alcatraz que sur Terra Nova, dont elle reprend d’ailleurs la case horaire. Il faut dire que la nouvelle production de JJ Abrams doit faire face à l’écrasant Two and a Half Men et ne peut compter que le le lead-in d’un House en fin de course.
> Destination > 302 prisonniers et gardiens de la célèbre prison d’Alcatraz disparaissent dans d’étranges circonstances en 1963. Cinquante ans plus tard, ils réapparaissent un à un à San Francisco de manière inexpliquée, sans avoir vieilli. Un agent du FBI, Rebecca Madsen, est alors chargé de mener l’enquête, aidé d’un geek spécialiste de la prison, Diego Soto, et d’un homme mystérieux au passé trouble nommé Emerson Hauser…
> Personnel de bord > Ne vous fiez pas à l’accrocheur JJ Abrams dans la promo de la série, ce dernier n’est ici que producteur. L’idée de départ vient d’un trio de scénaristes, en l’occurrence Elizabeth Sarnoff, Bryan Wynbrandt et Steven Lilien. Si les deux premiers ont travaillé ensemble sur la sympathique Kyle XY, Sarnoff a pour elle d’avoir participé à Deadwood et avoir pondu quelques-uns des meilleurs épisodes de Lost. Pas pour rien sûrement qu’on retrouve au casting l’attachant Jorge Garcia, mythique Hurley de la série insulaire. A ses côtés évoluent Sarah Jones, qui décroche son premier rôle principal, Parminder Nagra, ex-médecin d’Urgences, et le très charismatique Sam Neill. La réalisation a été confiée dès le départ à deux professionnels : Danny Cannon (régulier des Experts et de Nikita) et Jack Bender, qui a à son actif 37 épisodes de Lost, dont les ultimes épisodes du show.
> Impressions sur le vol > Vu la bande-annonce, les attentes envers Alcatraz étaient grandes. Et bon, forcément, on est un peu déçus au sortir du double-épisode pilote. Qui n’en est pas vraiment puisqu’il s’agit plutôt de la mise bout-à-bout des deux premiers chapitres, histoire de créer l’événement et de booster l’audience. Et c’est bien le problème des séries « addictives » de ces dernières années : elles doivent le devenir et pas être vendues comme telles. Du coup, le nouveau gros coup de la Fox a un peu le même goût que Person of Interest : passé un pilote bien troussé, on sent très vite s’installer la routine d’une fiction qui fonctionne sur le concept du « … de la semaine ». Ici, le nouveau prisonnier à débarquer dans le présent pour foutre la merde.
Malgré ça, il faut reconnaître au show des qualités indéniables. Et tout d’abord une réalisation classieuse qui colle bien aux passages réguliers entre présent et passé. On reprochera cependant des écrans-titres à répétitions (le mot « Alcatraz » doit être écrit une bonne trentaine de fois par épisode) et des effets de transitions trop appuyées (la grille de cellule qui se ferme, bruyamment) alors qu’aucun d’eux n’est vraiment nécessaire pour suivre le fil des changements d’époques. Le casting, lui, est peut-être le seul point sur lequel on ne voit pas comment critiquer. Chaque acteur est à sa place et apporte un petit quelque chose à des personnages somme toute peu manichéens. Et si on aurait apprécier une dose de mystère plus imposante et plus généreuse histoire de nous accrocher d’emblée, c’est vraiment sur la durée que la série va devoir se construire. Si on lui laisse le temps…
> Images du vol >









Si la série est arrêtée trop rapidement la frustration sera énorme parce que mine de rien on veut le pourquoi du comment etc…et les éléments donnés par-ci par-là sont sympas.
J’aime bien Alcatraz, mais il y a aussi un petit quelque chose qui me gêne à chaque épisode, c’est la rapidité et facilité déconcertante avec laquelle ils trouvent le « revenant ». Le format un épisode/un détenu l’impose sans doute mais je trouve que c’est dommage.
Je pense surtout que vouloir absolument imprimer un découpage en épisodes « complets » à une série fantastique, c’est se tirer une balle dans le pied, vu que le principe du genre, au départ, c’est de surprendre le spectateur. Et ça ronronne très rapidement, forcément. Et l’air de rien, ils se bouchent énormément de possibilités (faire revenir plusieurs prisonniers d’un coup).
Oui là on risque de s’attendre à tout et donc s’ennuyer. Je suis effectivement d’accord, ils se ferment des portes (sans mauvais jeu de mot).