> Date et heure d’embarquement > Les mercredis soir sur France 2, depuis le 16 mars 2011 et jusqu’au 6 avril.
> Durée du vol > La première saison compte 8 épisodes de 52 minutes.
> Nombre de passagers > 3,5 millions pour le pilote, puis moyenne de 3 millions pour les suivants. Ça ne fait qu’un téléspectateurs sur 8, mais la série fait face à Esprits Criminels sur TF1.
> Destination > Tout commence en 2010 par l’évasion commune de Tony Roucas dit Tony le Dingue, grand truand condamné « longue peine » et de Kenz, jeune maghrébin issu des mafias des cités. En cellule, ils vivaient dans une incompréhension totale de l’autre et n’avaient rien à se dire. Dehors, le truand vieille école et le futur jeune caïd n’auront plus le choix : ils vont devoir faire route ensemble. Leur cavale cristallise un conflit de générations d’un nouveau genre, où s’affrontent les anciennes méthodes du grand banditisme (préparations méticuleuses, codes, réseaux élaborés) aux nouvelles (tout, tout de suite, n’importe comment). Des deux, quel est celui qui aura le plus besoin de l’autre ?
> Personnel de bord > Ils auraient voulu faire une série Canal+, ils s’y seraient pas pris différemment. Au scénario, Virginie Brac, derrière la très bonne saison 2 d’Engrenages, déjà accompagnée à la réalisation par Gilles Bannier, qui avait aussi officié sur la trop courte Reporters. Niveau casting, on a droit à du premier choix, puisqu’aux côtés de l’immense Simon Abkarian, on croise Soufiane Guerrab, Olivier Rabourdin (Braquo), Philippe Nahon, Anne Consigny ou encore Victoria Abril.
> Impressions sur le vol > Avec son affiche moche et pas de tout dans l’esprit et son peu de communication, Les Beaux Mecs ne partait pas gagnant. En même temps, on est habitués à ce que France 2 ne soutiennent jamais ses fictions originales si elles ne sont pas en costumes. Et cette fois-ci plus que les autres, la chaîne aurait dû prendre plus de risques. Après un démarrage en trombe (une évasion qui passe en quelques minutes), on se retrouve passionnés par le destin de Tony le Dingue, ce voyou old-fashion, confronté à l’amateurisme surexcité de Kenz et sa bande de bras-cassés. Et si les flashbacks débarquent au départ comme un cheveu sur la soupe, ils s’insèrent de mieux en mieux dans la narration et répondent intelligemment à la trame principale. Dans les deux rôles principaux, Abkarian et Guerrab sont excellents ; le premier tout en charisme pince-sans-rire et le second débordant d’énergie et d’une verve insupportable. Le duo fonctionne à merveille et réserve des passages très drôles (le braquage de l’épisode 2). Il souffle sur l’ensemble un romanesque doux-amer, tant passé et présent oscillent chacun entre léger et grave. Et les quelques défauts (production design fauché, incohérences scénaristiques, volonté maladroite de changer de « couleur » par époque) sont vite oubliés tant l’ensemble est incroyablement attachant.
> Images du vol >







