> Date et heure d’embarquement > Les dimanches 25 juillet et 1er et 8 août à 21h sur la BBC One.
> Durée du vol > La première saison comprend seulement 3 épisodes, mais ils durent 1h30 chacun !
> Destination > Une jambe qui défaille et des traumatismes psychologiques. Ce sont les seuls souvenirs que John Watson a ramené de son service en Afghanistan. Il passe ses journées entre un studio trop cher pour lui et ses séances de psy. Simultanément, Scotland Yard est dépassé par une série de suicides impossibles que l’inspecteur Lestrade soupçonne fortement d’être des meurtres. De son côté, Sherlock Holmes a deux objectifs : qu’on lui demande d’enquêter et trouver un colocataire pour ce charmant appartement au 221b Baker Street…
> Personnel de bord > Steven Moffatt et Mark Gatiss travaillent déjà ensemble sur Doctor Who, succès populaire incontesté de la BBC. Et alors que le second a aussi travaillé sur League of Gentlemen (rien à voir avec le comic d’Alan Moore), le premier a pondu l’excellente mini-série Jekyll qui, déjà, transposait intelligemment dans l’Angleterre contemporaine un mythe littéraire victorien. Côté casting, c’est Benedict Cumberbatch (Creation) qui se glisse dans la peau de cette nouvelle version de Holmes tandis que Martin Freeman (Shaun of the Dead) campe Watson.
> Nombre de passagers > Un peu plus de sept millions. Un vrai succès pour la BBC, qui croit tellement en ce Holmes moderne qu’elle avait même fait retourner le pilote. Et même si le deuxième épisode a perdu un peu de cette audience, les critiques sont enjouées !
> Impressions sur le vol > Sherlock Holmes est un classique. A vrai dire, pour moi particulièrement puisque j’ai appris à lire en lisant ses enquêtes. Doyle avait réussi à créer une littérature populaire intelligente, écrite avec style et non pour le style. Les aventures d’Holmes avaient de plus la malice de dresser le portrait social de l’époque avec panache. En ça, la version ciné de Guy Ritchie visait juste. D’où le doute face à cette transposition en 2010 d’un héros finalement très victorien.
Mais si on y pense, Sherlock n’est pas la première modernisation de Holmes. House le revendique de façon assumée et The Mentalist ne s’en cache pas non plus. Mais là, on y est ! C’est lui, c’est Holmes, le vrai. Pédant, décalé, insupportable. Sublimement joué par Cumberbatch. Face à lui, Freeman excelle en Watson constamment dépassé par les événements mais fort d’un courage et d’une intégrité sans faille. Si l’image d’Epinal faussée du dandy à la pipe et à la double-casquette avait fait du tort à ce personnage culte, le récent film et cette série lui redonne tout le lustre qu’il mérite. Les cabs sont maintenant des taxis, les télégrammes des sms (très bien utilisés dans la réalisation), le journal de Watson un blog, etc. mais Holmes est toujours le même enfoiré génial qui m’a appris à lire et aimer ça. Passionnante, bourré d’idées, réalisée avec brio, cette série est ne louper sous aucun prétexte !
> Images du vol >







