> Date et heure d’embarquement > Diffusion exceptionnelle du pilote mercredi 25 janvier et démarrage de la série à partir du lundi 19 mars à 21h sur la Fox.
> Durée du vol > La première saison de Touch comprendra 13 épisodes de 40 minutes.
> Nombre de passagers > Un peu plus de 12 millions pour le pilote d’une heure diffusé mercredi dernier. Soit le deuxième meilleur démarrage pour une nouvelle série cette année juste après le premiere de Once Upon a Time. Ce qui semble invalider les prédictions qui claironnaient que le fantastique et la science-fiction étaient finis sur les grands networks…
> Destination > Martin Bohm, père célibataire veuf, est hanté par son incapacité à communiquer avec son fils de 11 ans, très perturbé depuis la mort de sa mère. Mais tout change le jour où il découvre que celui-ci est un petit génie, qui voit ce que personne d’autre ne remarque et qui est capable de connecter entre eux deux événements qui semblent ne rien avoir en commun à la base…
> Personnel de bord > A vrai dire, Touch a très peu de chances de se planter, tant les noms qui sont rattachés à la série en font une sorte de Rolls Royce de la télévision américaine. Avant tout parce que le show marque deux retours attendus : ceux de Kiefer Sutherland et Tim Kring. Le premier a été pendant 9 saisons l’interprète du cultissime Jack Bauer, le second avait créé le phénomène Heroes, et s’était mis au vert quelques temps après le naufrage créatif de son bébé. Le troisième poids lourd de la série, c’est immanquablement Francis Lawrence (Constantine, Je suis une Légende), qui assume à la fois le poste de producteur exécutif et de réalisateur du pilote. Rajoutons qu’on retrouve aussi avec plaisir Danny Glover dans le rôle d’un psychologue en marge.
> Impressions sur le vol > On va pas se mentir, Touch, rien qu’à l’issue de son pilote, se hisse fissa parmi les projets les plus enthousiasmants de cette année moyennement engageante, juste en-dessous de l’excellente Homeland. Et ce qui choque immédiatement, c’est la grande qualité visuelle de la série. Francis Lawrence réussit 50 minutes superbement cadrées et éclairées à donner à la série une rigueur graphique rarement atteinte. L’avantage, c’est qu’on en prend plein les yeux (on notera au passage le générique inspiré, très Terrence Malik). L’inconvénient, c’est qu’il va être compliqué pour le show de tenir le niveau initié par Lawrence.
Mais les images ne font pas tout, et Tim Kring s’est surpassé à tisser un scénario complexe mais étonnamment aisé à suivre. S’il réemploie l’internationalisme (sous-titré, s’il-vous-plaît !) de Heroes, il se concentre sur le duo atypique que compose un père dépassé et un fils autiste mais génial. Et Sutherland, en une poignée de séquences, de nous faire oublier le badass Bauer et d’apporter à la série un attachement émotionnel immédiat tant la relation qui le lie au fascinant David Mazouz sonne juste. Cet amour paternel contrarié donne de la chair à la série qui réchauffe le gimmick forcément froid qui emploie les chiffres avec délectation à travers des rebondissements qui plonge systématiquement vers une science-fiction discrète mais présente. Si la suite est du même tonneau, ça va être un régal toutes les semaines !
> Images du vol >








