Depuis le mois de janvier, la chaîne France 4 multi-rediffuse la série Sherlock, adaptation libre des bouquins d’ Arthur Conan Doyle. Le concept est le même que celui des livres : Sherlock Holmes, détective travaillant à Londres, résout des meurtres pour la police, accompagné du Docteur John Watson.
Steven Moffat et Mark Gatiss, scénaristes de la série, ont clairement révisés leurs classiques et les bases de la mythologie de Sherlock Holmes pour la retravailler et jouer avec. Cette série est donc une surprise même pour ceux qui connaissent cet univers.
Sherlock Holmes et ses « successeurs »
Sherlock, interprété par l’excellent Benedict Cumberbatch, est tel qu’il est décrit dans les bouquins : très intelligent, observateur, vif d’esprit, cultivé, vivant pour son travail et se foutant totalement des conventions sociales, bref un mec hors-normes dont les tics ont même été repris dans le jeu d’acteur. Le personnage a un look travaillé, à la fois classe et intemporel. Car ce que l’on peut constater avec cette version, c’est que Sherlock Holmes est un personnage dont l’influence dépasse largement sa période historique. Pour preuve, il suffit de voir ce que d’autres auteurs de séries ont emprunté à Sherlock Holmes pour créer leurs personnages.
Que ça soit pour Monk ou bien l’inspecteur Robert Goren de New York Section Criminelle, mais aussi un exemple frappant de ces dernières années à savoir le Dr House, médecin brillant ne s’ intéressant qu’ à des cas médicaux exceptionnels. Dr House ayant par la suite apporté tout un tas de séries dérivées assumant plus ou moins leur inspiration, comme Mentalist ou Lie to Me.
Le Dr Watson
Le seul lien de Sherlock Holmes avec une vie sociale normale (et avec le spectateur) est le Doc Watson, un M. Tout-le-Monde qui cherche à trouver un équilibre entre son existence et les enquêtes de Sherlock.
Car Watson n’est pas seulement le gentil médecin qui suit le détective dans ses aventures. La série reprend les bonnes idées de Conan Doyle, y compris le fait que les histoires des bouquins sont racontés du point de vue de Watson, ce qui permet de voir Sherlock à travers une personne semblable au spectateur. Les interactions entre Sherlock et Watson sont un bon moyen de se rendre compte de la façon de penser de Holmes.
Watson possède aussi une personnalité, certes bien moins forte que celle du personnage vedette, mais tout aussi fouillé. Ex-médecin militaire, ses compétences médicales et son aptitude au combat seront des atouts. Ancien de la guerre en Afghanistan, son passé traumatisant sera aussi abordé. Watson a également le cran de remettre parfois Sherlock à sa place lorsqu’ il a tendance à « aller trop loin ».
Les influences
On sent un énorme travail dans le style visuel de la réalisation, rappelant parfois des séries comme les Experts. Ce choix n’est peut-être pas forcément un simple effet de style, mais aussi un moyen de rendre à César ce qui est à César, tout comme les références de séries télé citées plus haut dans l’article.
Les Experts étaient présentés, à l’époque où ils sont apparus à la télévision américaine, comme les Sherlock Holmes des années 2000, car ils utilisent des procédés scientifiques pour résoudre des affaires. Les Experts rendront d’ailleurs hommage au détective, lors d’un épisode où la police scientifique rencontrent des fans qui vont jusqu’à s’habiller comme Sherlock Holmes.
Enfin, on notera une référence plus subtile mais tout aussi valable, la présence de Moriarty en grand méchant dans le troisième épisode, qui utilise des méthodes proches de celle du Joker de The Dark Knight. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que Sherlock Holmes est, encore une fois, une des inspirations du personnage de Batman.
Des acteurs fabuleux, une réalisation efficace, des intrigues solides (même si celle du deuxième épisode est la moins passionnante des trois), et une VF de qualité qui plus est (quand des français font du bon boulot, faut aussi le signaler), Sherlock mérite clairement d’être vu.








Allez, tout le monde dit bonjour au nouveau !!
En plus, tu commences bien, tout le monde ici a adoré Sherlock, qui est clairement une des meilleurs surprises de cette année. J'avais entendu parler d'une nouvelle fournée de 3 épisodes pour le printemps, des nouvelles ?...
Alors en trois mots : Adler, Reichenbach, Hound. Des indices que Steven Moffat auraient laissés au journal The Guardian.
Bonjour le nouveau !!
(bon, je dis ça, mais j'ai 3 semaines d'ancienneté)
Un très bon article qui m'a aidé à comprendre l'apport de Sherlock aux séries américaines actuelles. Merci !
Hello New Guy :)
Merci pour l' accueil !!
Nice to meet you, Mr Danny and Mr Mind!!